Voyage à vélo : quel attirail de cuisine choisir ?

Au minimum il faut un couteau pliant et une cuillère. Ce peut être suffisant dans un pays où l’on mange froid, où l’on profite des marchés et des vendeurs pour goûter tout ce qui se mange, où l’on trouve, partout et toute heure, des gargotes au bord des routes, pour manger un plat de nouilles, boire un thé ou un café.

Quelles casseroles et quelle vaisselle emporter sur le vélo ?

Ajouter un verre (incassable) : les boissons achetées en magasins sont souvent en boite de ferraille, pas très agréable pour boire. Certains peuvent préférer des pailles, elles ne prennent pas de place mais ne sont pas très utilisables pour les boissons gazeuses. Une assiette style écuelle, assez creuse pour manger de la soupe, assez large pour couper avec un couteau et une fourchette. Des couverts, fourchette et cuillère, sans oublier la petite cuillère (la grande ne rentre pas dans tous les pots de yaourt), un ouvre-boite, un décapsuleur, un flacon d’huile hermétique en plastique alimentaire (on le trouve en pharmacie ou au Vieux Campeur), une boite plastique hermétique.

Boire en pédalant

Pour boire à vélo, un ou deux bidons de vélo ou gourdes, glissés dans des porte-bidons, sur le cadre du vélo. Ceux en métal sont plus agréables, car le plastique donne du goût quand l’eau chauffe. Avec un bouchon qui se referme, ils restent propres pour boire, même sur piste poussiéreuse. Ils peuvent être remplacés par des bouteilles d’eau de 1L, il faut toutefois s’assurer que le porte-bidon soit adapté au diamètre et la hauteur de la bouteille. Si on ne dispose pas d’eau fraiche, un sachet de tisane (ou un citron) dans le bidon rend le breuvage plus agréable et plus désaltérant que de l’eau chaude. Attention, en cas de gel, le bidon plein éclate !

Dès que l’on veut cuisiner au cours d’un voyage à vélo

Pour être autonome, il faut davantage. Un réchaud, un pare-vent, un ou deux briquets ou des allumettes. Une popote (casserole plus couvercle), avec une poignée amovible, suffisamment grande pour cuire des pates (selon le nombre de personnes). Hormis la taille, plusieurs choix de matériaux sont envisageables, mais il semble préférable d’éviter l’aluminium.

Les casseroles en aluminium

En effet, après 15 minutes de cuisson dans une casserole en aluminium, la concentration de ce minéral dans l’eau est multipliée par 398. Lorsqu’un peu de liquide acide est ajouté, le taux d’aluminium est multiplié par 945 ! Les revêtements en téflon et en émail, s’ils limitent cette migration, ne sont pas étanches. Une poêle téfalisée doit se changer tous les deux ans. Ne faites jamais surchauffer une poêle téfalisée, n’oubliez pas l’extrême nocivité des vapeurs de téflon !

Voyager léger

Si l’acier inoxydable s’utilise le plus souvent, certains voyageurs recherchant le plus léger possible préfèrent le titane, moins lourd mais plus cher. Un plus, appréciable pour cuisiner des légumes ou une omelette, une poêle au revêtement antiadhésif, queue amovible, avec une spatule plastique pour ne pas rayer le revêtement. Une autre école utilise des feuilles antiadhésives de marque Nostik, au diamètre de la poêle qui n’a alors plus besoin d’être « téfalisée ». On les trouve chez Weight Watchers, au Grand Bazar ou sur le site de la marque Nostik. Un conseil : choisir les plus épaisses. Certains transportent une cafetière, une cocotte-minute, une bouilloire, tout dépend si l’on veut ou non rouler léger.

L’eau : indispensable

Pour se faire manger en bivouac, penser à la vache à eau étanche en plus des bidons, une réserve de quatre litres par personne suffit largement en plus des deux bidons pour se laver, diner, petit-déjeuner et faire la vaisselle.

Pour la vaisselle

Une bassine pliable, du produit biodégradable, un graton, un torchon (en microfibre, il essuie même mouillé, se lave facilement, sèche vite et ne sent pas mauvais) et même un bouchon souple, universel, d’évier. Si vous êtes au bord d’une rivière ou d’une plage, n’oubliez pas que le sable est un excellent nettoyant dégraissant, écologique et gratuit.

Même à vélo, pensez “recyclage”

Vous rencontrerez certainement des inconditionnels de Trangia qui prennent l’habitude de se poser dans le terrain de camping le plus près de l’aéroport. Ils y trouvent toujours des voyageurs sur le retour qui doivent se débarrasser de leur alcool à brûler ou de leur bouteille de gaz avant de reprendre l’avion. C’est un truc à tester !

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